|


La Ligue de parachutisme de la région Ile de France organisait conjointement avec Véloce Parachutisme sa 4 ième édition de sa compétition annuelle de fin d'année de VR3 en soufflerie. Cette compétition est la seule compétition indoor en France avec le Challenge indoor Aerokart. Cet évènement a connu une petite baisse de fréquentation cette année avec seulement 15 équipes inscrites contre 25 l'an passé mais l'ambiance sportive était de mise comme pour les grandes occasions !
7 équipes étaient issues de la ligue Ile de France dont les équipes de l'ASPU qui étaient venues en nombre comme d'habitude, dotées de leurs meilleurs athlètes et dieu sait s'ils sont nombreux ! La Ligue permit néanmoins à des équipes issues de ligues voisines de participer, notamment la ligue de Picardie qui amenait également son lot d'équipes sérieuses comme les truculents Vienntala, CPNice-Picardie ou encore PCP Airxygène Picardie. La ligue du Nord se joignait de même à l'évènement avec les Corsaires du Para club Jean Bart (célèbre corsaire donc ...).
Bref une belle petite communauté de compétiteurs loisir se retrouvèrent en cette journée du 6 décembre dont la météo n'aurait permis aucun saut. Et c'est tout l'intérêt de la soufflerie : pouvoir continuer à s'amuser et organiser des compétitions en plein coeur de l'hiver !
Ah ! la compétition ... rien de tel pour justifier son goût au sport, le Vol relatif en l'occurence. Mon rôle est habituellement du côté des performers mais ma mission cette fois ci était, en tant que représentant de Véloce Parachutisme, de coordonner la logistique et la mise en place de la compétition. Je repris le même format de compétition que l'an passé et qui avait fait ses preuves. J'avais eu, quelques mois plus tôt, des velléités de modifier le format de cette compétition en essayant d'introduire un mode de classement par pools et systèmes d'élimination directe par tableaux comme il se fait au tennis ou en escrime (c'est de là que je tirais mon inspiration d'ailleur). Mais mon projet, sans doute un peut trop ambitieux et trop novateur dans l'esprit des compétiteurs habitués au format traditionnel, ne trouvit pas l'écho nécessaire pour convaincre. Mon soucis était , en tant que coordinateur de l'évènement, de trouver un format qui puisse permettre de créer du suspens dans le classement. Le système d'élimination directe avec un tableau de perdants et de vainqueur me paraissait intéressant en permettant de créer une sensation de risque et d'incertitude quant au résultat. L'idée était qu'une équipe forte puisse être mise à mal par une équipe outsider. Ne pouvant imposer ce nouveau format dont je ne savais s'il était fiable dans son exécution, nous ne nous risquâmes point à cette innovation et nous choisîmes la bonne vieille formule des manches avec cumul de points.
Afin de garantir aux participants un certain dynamisme dans la compétition, voire un suspens en temps réel (qui aurait éventuellement pu être commenté par un Nelson Monfort si nous avions été en plein milieu du Stade de France entourés de miliers de spectateurs), je choisis la formule du jugement en direct avec tous les risques et les contraintes que cela comporte. Notre collège de juge se quantifiait à un nombre énorme de deux ... moi même et Eric Dussault lui même juge FAI pour la France. Cette compétition ayant un caractère tout à fait informel, nous prîmes la liberté d'adapter notre système de jugement aux contraintes du direct. Nous mîmes au point notre protocole de jugement pendant les séances de vols d'entrainements que chacune des 15 équipes réalisèrent avant le début officiel des 4 manches que constituaient cette compétition. Eric s'occupait ainsi de contrôler le temps de travail (les classiques 35 secondes au départ de l'étoile) pendant que je contrôlais les figures. Avant le début des épreuves je prenais le soin de prévenir les équipes que je m'accordais un système de jugement basé sur un système de "droit divin " ce que personne n'osa contester ... Les équipes étaient prévenues qu'à la moindre incartade, au moindre doute, une faute serait infligée. A l'écoute de cette menace les équipes décidèrent de miser sur un vol orienté vers la propreté (ce que je leur conseillais de même ...).
Bénéficiant des superbes innovations apportées par Aérokart en terme de retransmission vidéo, nous pûmes offrir aux équipes de la vidéo en direct live dans la grande salle de séminaire qui servait de camp de base à tout ce parterre de compétiteurs désireux d'en découdre. Mon ordinateur branché sur le réseaux, nous pouvions retransmettre les images fournies par le nouveau système de gestion vidéo d'Aérokart sur un grand écran via un rétroprojecteur. Ainsi nous pûmes assumer le jugement en direct avec annonce des résultats immédiatement. Les participants (et le public s'il y en avait eu) suivirent en temps réel et en direct l'évolution de la compétition.
Après deux manches je décidais de réorganiser l'ordre de passage des équipes dans le sens inverse du classement afin d'aboutir à un dénouement de la compétition tel que je le conçois c'est à dire avec le plus de suspens possible. C'est ainsi que nous pûmes savourer la lutte entre l'équipe des Ciel mon ordi ASPU et Les filles ASPU Maubeuge qui se livraient à une lutte acharnée au coude à coude. Mais voyez plustôt tout ceci en images !
|