11 | 12 | 2017
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Quelle pression est exercée sur le tympan à une altitude de 4 000 m ?

La pression exercée est faible puisqu'à 4 000 mètres, il n'y a qu'une demi-atmosphère environ (pression réduite de moitié par rapport au sol). Ce qui est perturbant pour les personnes aux tympans fragiles, c'est donc plus la variation de pression que la pression elle-même. Rien à voir avec la plongée où l'on rajoute 1 atmosphère de pression par 10 mètres de profondeur ! Pour illustrer cela, on peut dire par exemple qu'un saut à 4 000 mètres fait moins mal aux oreilles que de passer sous un tunnel en train.

Il ne faut pas sauter si on a les tympans crevés ou lorsque l'on a une sinusite. Sinon cela reste tout à fait supportable. Nombreux sont ceux qui ne se rendent comptent de rien quand ils ont les sinus parfaitement clairs. N'oubliez pas que nous sommes en chute libre et que les échanges se font directement et librement.

Est-ce qu’il fait froid en altitude?

Le gradient de baisse de température est, en théorie, de 6,5 °C par 1000 m de hauteur. Cependant il peut y avoir des phénomènes dits d’inversion de température où finalement la température est plus chaude en altitude qu’à une couche d’air inférieure.

Pendant le saut, les parachutistes n’ont pas vraiment le temps d’avoir froid puisque cela ne dure qu’une minute tout au plus. Par contre pendant la descente sous le parachute, le parachutiste y est exposé un peu plus longtemps (5 minutes) et il garde les mains en l’air sur les commandes.

Les parachutistes commencent vraiment à se ressentir intensément le froid à partir de -15 °C au départ du saut, mais ils pratiquent jusqu’à -25°. Au dessus de -15°, le froid reste très supportable pour la relativement courte durée du saut.

Comment faut-il s’habiller quand il fait froid ?

Il est possible de glisser des vêtements chauds (polaire fin, cycliste en lycra, thermodactile etc) sous la combinaison de saut. Il faut juste éviter des vêtements trop épais qui retirent des sensations au chuteur.

Quand le froid est intense, il est permis aux élèves de porter des gants (en cuir, plutôt fins), sinon il est préférable de ne pas en avoir pour avoir plus de sensations tactiles.

Comment faut-il s’habiller pour un tandem en été ?

Un jean et un Tshirt manches longues suffisent.

Faut-il des chaussures spéciales ?

Des chaussures de sport basses (tennis, running) sont les plus adaptées. Il ne faut ni chaussures montantes (la cheville doit être libre) ni chaussures à crochets (strictement interdit pour cause de risque d'accrochage avec le ssuspentes).

Pour apprendre est-ce que je peux commencer par un tandem ?

Certains hésitent à faire un stage parce qu'ils ne sont pas sûr que le parachutisme va leur plaire où parce qu'ils ont peur d'avoir peur ... Il se demandent donc s'ils ne devraient pas commencer par un tandem avant de se décider.

Si le tandem permet effectivement de découvrir les sensations grisantes et uniques de la chute, il ne permet en revanche aucun apprentissage. Si votre budget vous permet d'aborber un tandem puis un stage, pourquoi pas. Nénamoins, le coût d'un stage est assez conséquent et peu peuvent se le permettre. L'essentiel est que vous ayez envie de sauter. Que vous ayez peur avant votre premier saut n'est pas un problème ... au contraire c'est même une preuve de conscience ! Notre métier est de savoir vous amener à passer de l'appréhension naturelle du début au pur plaisir de l'évolution en toute liberté.

Si vous hésitez, optez directement pour le stage ! Tout d'abord parce que 100% de nos passagers tandems étaient enchantés de leur baptême cette année (la réponse à votre question est donc : oui si vous en avez envie, ça vous plaira !) et ensuite par ce que le coût dutandem que vosu aurez économisé vous permettra de faire 7 sauts solos après votre stage PAC !

Que choisir entre l'OA et la Progression Accompagné en Chute libre (PAC) ?
(Ouverture Automatique = méthode traditionnelle / stage en chute libre = méthode moderne)

La PAC est sans doute aucun une forme d'enseignement bien meilleure que la traditionnelle. D'ailleurs de moins en moins d'écoles la pratiquent, et il s'agot souvent de moniteurs qui ne peuvent accéder à ma qualification PAC.

La méthode tradionnelle ne représente pas plus de risque en terme de sécurité car l'école française a des pré-requis d'un excellent niveau. Toutefois, au niveau pédagogie, cette méthode ne permet pas ce que permet la PAC. Sans rentrer dans le détail, en voici les principales différences :

  • Après 8 sauts, un élève tradi compte en moyenne 38 secondes de chute dont la moitié accroché avec peu d'appuis, alors qu'en PAC il en compte 380 secondes de chute libre réelle avec de pleins appuis (vitesse de chute de 180 km/h).
  • En tradi le moniteur reste dans l'avion et ne peut intervenir pour corriger l'élève ni voir précisémment ce qui se passe alors qu'en PAC il reste au contact avec une vision complète de la position de l'élève et la possibilité de communiquer avec lui pour la corriger.
  • En tradi, les élèves cherchent une position par eux-mêmes et sortent souvent de cette progression avec des défauts techniques (gestes et position approximatifs) qui sont ensuite difficiles à corriger et perdurent des dizaines voire centaines de sauts, alors qu'en PAC il est possible d'intervenir in situ pour corriger ces défauts sans les laisser s'installer.
  • La démarche psychologique est également plus facile quand le moniteur accompagne l'élève en chute plutôt que de le laisser partir seul comme en tradi. Le taux de conversion (poursuite de l'activité parachutiste au-delà du stage initial) est d'ailleurs bien plus élevé en PAC (de trois ou quatre fois !).
  • L'argument souvent avancé en faveur de la tradi est que cette méthode coûte moins cher. Or, compte tenu de ce que nous venons de vous décrire (taux de conversion, temps de chute, qualité de la position acquise etc) cette impression est fallacieuse et la méthode tradi -à niveau technique égal après plusieurs sauts- revient finalement souvent plus cher avec une démarche psychologique plus difficile ...


Bref, vous l'aurez compris, nous ne saurions vous engager qu'à opter pour la PAC !

Qu'est-ce qui différencie les différentes formules de stage PAC ?

L'appellation stage PAC signifie seulement que l'on a recours à la méthode d'enseignement accompagné en chute libre. Ensuite chaque école propose un package plus ou moins élaboré. La comparaison des produits pour le néophyte qui explore le Net est donc ardue. Pourtant le contenu proposé est réellement différent en qualité comme en quantité, et pas seulement en prix. On se méfiera donc des produits aux prix trop attractifs. Pour quelques dizaines d'euros de plus vous aurez souvent un meilleur service ... bien qu'un prix élevé ne soit pas une garantie en soit !

Ainsi, le nombre de sauts variera selon les écoles (de 6 à 8), la licence-assurance ne sera pas toujours comprise dans le prix, pas plus que les pliages (certaines écoles n'ont pas de plieur professionnel), le matériel aloué sera plus ou moins moderne, l'élève aura une combinaison de technique (vol relatif) ou une combinaison sans forme (du type bleu de travail) voire pas de combinaison du tout, les élèves seront plus ou moins nombreux par moniteur (de 1 à 6), la PAC sera filmée ou pas (il est pour nous impensable de ne pas filmer une PAC), la vidéo sera proposée sur K7 VHS ou sur DVD (avec éventuellement des vidéos complémentaires), le moniteur sera plus ou moins expérimenté, le suivi se limitera au seul sauts accompagnés ou s'étendra aux sauts école jusqu'au brevet B, le package comprendra éventuellement quelques bonus (Tshirt, livres, etc), parfois même il comprendra la nourriture ou l'hébergement.

Bref, sous l'appellation PAC vous trouverez des contenus très différents. Nous sommes d'ailleurs très fiers de vous proposer la Formule Premium dont nous espérons que la qualité et le contenu supporteront toute comparaison.

Est-ce que j'aurai le brevet A à la fin de mon stage PAC ?

De nombreuses d'écoles jouent sur la confusion stage PAC / obtention du brevet A alors que ce sont des choses totalement différentes. En fait les stages PAC font entre 6 et 10 sauts et permettent d'accéder à l'autonomie en chute. L'élève qui sort d'un stage PAC peut alors sauter où il veut en France sur un centre agréé. C'est là l'essentiel. Notre objectif est donc l'aisance et la sécurité pour permettre à l'élève de devenir autonome et de se faire plaisir en toute sécurité.

Le brevet A quant à lui ne peut s'obtenir qu'avec un minimum de 15 sauts de chute (donc inaccessible à l'issue d'un stage PAC quel qu'il soit) et valide d'une part un minimum d'expérience (15 sauts) et d'autre part un niveau technique auquel les élèves accèdent parfois dès le 3ème et 4ème saut ! En effet, nos élèves PAC sur leur fin de stage travaillent en général des figures qui sont au programme du brevet B (qui lui ne peut être validé qu'après 30 sauts de chute).

Comment passer les brevets ?

Les brevets sont validés à partir d’un certain nombre de sauts et si les techniques de vol et de conduite sous voile sont acquises.

Les élèves qui sortent de la PAC n’ont pas de brevet, même s'ils commencent à être autonomes. Par contre les compétences techniques acquises durant la formation sont celles de brevets A voire du brevet B (sur la partie chute notamment).

Néanmoins les élèves PAC n’ont que très peu d’expérience au sortir de leur formation dans le sens où ils ne sont montés que 6 ou 8 fois dans l’avion, ce qui est trop peu pour en faire des parachutistes expérimentés. C’est pourquoi les brevets sont délivrés à partir d’un certain nombre de sauts de chute libre.

Pour valider le brevet A il faut :

  • 15 sauts de chute libre (les sauts de la PAC comptent, pas les tandems)
  • être capable de chuter seul en sécurité (stable sur le dos et retour face sol efficace en position de chute correcte)
  • être capable de se diriger sous voile seul et se poser en sécurité seul (sans assistance radio)
  • être capable de plier son propre parachute et de vérifier son matériel


Pour valider le brevet B il faut :

  • 30 sauts de chute libre
  • maîtriser les figures en chute sur les 3 axes (flèche,tonneaux, loops et tours)
  • répondre à un questionnaire relatif à l’environnement spécial du parachutisme


La visite médicale est-elle obligatoire ?

Le passage chez un médecin est obligatoire pour faire un saut en parachute quel qu’il soit.

Il faut voir un médecin agréé FFP pour faire des sauts PAC. Nos amis européens doivent donc nécessairement venir auparavant voir un médecin en France pour cette visite. Les visites d'aptitude à la plongée, aux arts martiaux, au pilotage et autres ne sont pas acceptées.

Pour le tandem, il suffit d’aller chez un médecin de famille, mais là aussi il faut qu'elle mentionne la contre-indication à la pratique du saut tandem en chute libre.

La visite médicale est valable un mois. Vous devez présenter le certificat le jour du saut.

Notez bien que le médecin délivre un certificat de non contre-indication à la pratique du parachutisme. Toutefois, la décision de sauter appartient d'une part à l'élève qui doit chosir de le faire (personne n'est forcé ni poussé de l'avion) mais aussi au moniteur qui peut ne pas autoriser le saut pour tout motif justifé relatif à la sécurité (comportement, santé, restitution du message pédagogique).

Le port de verres correcteurs est-il un problème ?

Si le médecin vous autorise à sauter alors que vous avez des problèmes de vue, vous devrez impérativement vous munir de vos lunettes ou lentilles correctrices. Ceux qui ont le choix préféreront les lentilles qui sont protégées du vent sous des lunettes de vue classique, alors que les sur-lunettes proposées à ceux qui doivent conserver leurs montures ont une prise au vent plus importante (sans gêne majeure sinon).

Une luxation d'épaule est-elle une contre-indication majeure ?

Ceux qui ont les épaules laxes ou qui ont eu l'épaules démises doivent prévenir le médecin ainsi que le moniteur si le médecin les a autorisé. La pression de l'air en chute sur les bras est importante et il se peut que ceux qui ont une épaule très fragile se la luxent pendant le saut (empêchant la tenue de la position stable, le geste d'ouverture, la conduite sous voile etc). Si le médecin a autorisé la pratique, un strapping (permettant toutefois de lever le bras à hauteur de l'épaule) est obligatoire. Nous déconseillons de sauter à ceux qui ont une épaule trop fragile.

Ne cachez rien au médecin, c’est important.

Le poids est-il un handicap pour pratiquer le parachutisme ?

Un poids important est effectivement un handicap pour un parachutiste.

D’une part le parachutiste en surpoids risque de se sentir mal à l’aise dans son équipement qui est souvent taillé pour des gabarits communs et est relativement peu modifiable. D’autre part la vitesse à l'aterrissage est plus importante.

Sinon en chute libre ce n’est pas une contrainte, si ce n’est pour les moniteurs qui doivent éventuellement intervenir. Il y a une de ce fait limitation pour la PAC (90 kg) afin que les moniteurs en chute libre puissent manipuler l’élève avec aisance.

Les passagers sont également limités en poids pour le tandem (90 kg) car c’est le pilote qui porte le poids des deux et absorbe le choc de l’atterrissage.

Y a-t-il une limite en taille ?

En tandem, on ne prendra pas de passager au-delà d’1,90 m car celui-ci est placé légèrement plus bas que le pilote, et c’est le pilote qui pose les jambes à l’atterrissage (donc même en relevant les jambes, quand on fait 2 mètres ça ne passe pas ...).

Pourquoi une limite d'âge ?

Le choc à l'ouverture est de 2 à 3 G, c'est à dire que quelqu'un qui pèse 70 kg (soit 80 une fois équipé) pèsera jusqu'à 240 kg à l'ouverture. La colonne d'un adulte le supporte parfaitement, mais pas celle d'un enfant dont la croissance n'est pas terminée. La limitation est donc de 15 ans pour un tandem et de 16 ans pour une PAC (15 ans, avec une radiographie des poignets destinée au médecin pour qu'il vérifie la disparition des cartilages de croissance).

Si l'on peut pratiquer sans limite d'âge pourvu que le médecin vous y autorise (plusieurs parachutistes français de 70 à 80 ans font encore entre 30 et 100 sauts par an !), débuter au-delà de 50 ans reste difficile. En effet, les schémas moteurs sont bien ancrés (on n'apprend pas "instinctivement" à évoluer en 3D dans ce fluide qu'est l'air) et la souplesse est réduite (en particulier la souplesse cervicale, or il faut pouvoir maintenir la tête relevée à 90° dans l'axe du corps). Ces deux facteurs ainsi que notre large expérience nous ont fait renoncer (à contre-coeur) à faire débuter le parachutisme au-delà de 50 ans, pour la sécurité même de nos élèves (statistiques accidents en hausse / résultats d'apprentissage inférieurs ...).

Les accidents sont-ils fréquents en parachutisme ?

Comme toute pratique sportive, le parachutisme a ses risques. toutefois le parachutisme français est sans doute le plus sécuritaire au monde. La fréquence d’accident est très faible par rapport au nombre de sauts effectués chaque année. Ainsi en 2003 il y a eu 392 déclarations d'accident sur 650 000 sauts, dont 227 sur 150 000 sauts école (soit 0.15% en école et 0.033% ensuite).

Les accidents de parachutisme sont souvent des accidents où le parachutiste et son comportement sont la première cause de l’accident. Le matériel n'est quasiment jamais incriminé. De nos jours, les parachutes sont très bien conçus et sont équipés d'une voilure de réserve et d'un ouvreur automatique. C’est l’utilisation que les parachutistes en font, notamment de leur voilure, qui rend éventuellement ce sport dangereux.

Si la proportion d'accident est fort en école que pour les confirmés (bien que d'un niveau assez bas), il reste que ce sont souvent des accidents mineurs àl'atterrissage (entorse, voire fracture des membres inférieurs) alors que les accidents majeurs sont plutôt le fait de jeunes confirmés (200-600 sauts) qui n’ont pas su rester humbles face à notre sport.

Que propose l'assurance ?

L'assurance qui vous est proposée avec la licence fédérale est une RC ainsi qu'une individuelle accident. Une assurance est obligatoire pour pratiquer mais vous pouvez opter pour une autre assurance (bien qu'aujourd'hui il soit le seul en France couvrant le risque de la pratique sportive du parachutisme). Nous vous engageons à consulter les montants et conditions de garantie de ces contrats d'assurance pour vérifier votre couverture.

En particulier, si vous êtes TNS (Travailleur Non Salarié) ou chef d'entreprise, vous pourrez envisager de contracter un complément pour bénéficier d'indemnités journalières en cas d'incapacité, même temporaire. Si vous habitez hors de France métropolitaine, il vous faudra penser à l'extension rapatriement. D'une manière générale, vous pourrez décider de souscrire à des montants de garantie supérieurs à ceux proposés dans le contrat de base.

Quelles sont les contraintes météo pour le parachutisme ?

La pluie, une couverture nuageuse ou du vent fort limitent notre activité.

Sachant qu’un parachute élève avance environ à 8-10 m/s il ne faut pas que le vent dépasse les 7 m/s. Sur notre zone de saut les conditions minimales de vent sont rabaissées en raison des turbulences engendrées par l’environnement montagneux.

Les nuages bas sont aussi une contrainte, non seulement à cause du relief à proximité, mais ausi pour cause d'interférence avec toute autre activité aéronautique sous les nuages.

Pour le saut en tandem, il y a moins de contraintes météo puisque que c’est un moniteur qui pilote la voilure.

Tous les moniteurs de toutes les écoles sont sous la responsabilité du directeur technique de la plate forme de saut. En fonction de la météo, c’est le directeur technique qui autorise ou non les sauts.

Que se passe-t-il en cas de mauvaise météo ?

Si le saut ne peut pas se faire à la date prévue pour problème météo, nous reportons le saut à une date ultérieure en fonction de vos disponibilités et de celles des moniteurs. Si le saut ne peut pas se faire suite à plusieurs reports météo, il est remboursé.

Est-ce que je pourrai être dans le même avion que mon ami(e) ?

Lorsque vous viendrez sauter, vous serez intégrés aux pratiquants sportifs. Vous serez les bienvenus dans leurs avions mais ils garderont la priorité à l’avionnage. Cela signifie concrètement que l’on peut rarement faire monter un couple dans le même avion pour leur baptême. De toute façon, même à partir du même avion, les débutants chutent et atterrissent séparément . En outre, il est bien plus sympa de sauter à tour de rôle pour pouvoir accueillir l’autre à son atterrissage et partager ses émotions.

Est-il vrai qu'il est déconseillé de sauter aux heures les plus chaudes parce que l'air est moins dense ?

C'est plus faux que vrai. En effet, les parachutistes sautent toute la journée et préfèrent sauter aux heures les plus chaudes car ... il fait plus chaud ! La température s'abaisse avec l'altitude (gradient de 6,5° par 1000 mètres, sauf superpositions de masses d'air différentes, soit 25° de moins en haut qu'au sol dans une masse d'air neutre). Néanmoins les parachutistes ne sautent que si les conditions de vent le permettent, à savoir 11 m/s max pour les confirmés dans une masse d'air laminaire (sans turbulence). C'est aux heures les plus chaudes de la journée (d'été seulement, le reste de l'année nous n'avons pas de tels phénomènes) que le vent se lève et les conditions deviennent plus turbulentes. Dans ce cas en effet on évite de sauter mais pas pour une question de densité.

Les parapentistes utilisent bien les colonnes d'air chaud pour prendre de l'altitude, mais le parapente (pourtant issu du parachute) n'a pas le même profil même s'il marche globalement de la même manière. Le parachute n'est pas fait pour gratter les pompes ascendentes et tenter de rester le plus longtemps en l'air mais pour nous ramener au sol après avoir stoppé la chutte en douceur. Il est vrai que l'air froid est plus porteur et qu'un avion monte mieux dans une masse d'air froid neutre. Par contre les masses d'air chaud s'élèvent et les parapentistes comme les avions peuvent s'en servir. Donc un avion (et non pas un parapente, là la densité intervient) grimpe mieux dans de l'air froid mais il peut également profiter d'une masse d'air chaud en train de monter.

Le parachutisme pour les nuls : (condensé des bases du parachutisme)

Sortie :

  • espacement de 8 secondes pour un Pilatus ou un Cessna (voire plus en cas de fort vent, sur indication du responsable avion) / de 6 secondes pour un Beech ou un Twin (qui vole plus vite, soit 85 nœuds au lieu de 70) entre chaque départ
  • pour les premiers sauts, se déplier (bassin en avant) tête relevée sur l'air en prenant et maintenant la position (voir ci-après)


Chute libre :

  • allongé sur l'air
  • tête relevée
  • jambes en appui, pointes de pied vers le haut
  • coudes alignés avec les épaules
  • vérifier l'altitude à intervalles réguliers, accroître la vigilance à partir de 2000 mètres

 

  • en cas de légère rotation s'assouplir et appuyer sur les jambes
  • en cas de rotation forte, se mettre se flèche pour casser la dissymétrie puis reprendre la position sans raideur
  • en cas d'instabilité, reprendre la position en serrant les fesses tête relevée et jambes maintenues
  • en cas de passage dos, même chose en donnant une impulsion partant du bassin pour le ramener vers le sol


Ouverture :

  • accentuer la position
  • ramener la main gauche en appui devant, la main droite cherche la poignée sous le fond du sac
  • revenir en position après avoir lâché l'extracteur le plus loin à l'extérieur

 

  • compter 3 secondes après avoir lâché l'extracteur, normalement ça ouvre
  • en cas de retard, se mettre en flèche (pour que le vent sur le dos décolle l'extracteur) et poursuivre le comptage
  • à 5 secondes, effectuer une procédure libération-réserve complète

 

  • ouverture à 1500/1400 pendant la PAC
  • ouverture à 1400-1300 jusqu'au brevet A
  • ouverture à 1200 jusqu'au brevet B
  • ouverture à 1000 jusqu'à 100 sauts
  • ouverture à 900 au-delà


Sous voile :

  • prendre les commandes à l'ouverture en amenant les bras jusqu'en bas puis piloter en restant bras haut entre chaque manœuvre
  • priorité à celui qui est en bas / devant / qui a la plus grosse voile
  • évitement par la droite en cas de face à face, en divergeant sinon
  • tirer à droite pour aller à droite, à gauche pour aller à gauche, en regardant où vous allez
  • repérer le circuit d'atterrissage en U pour anticiper et y entrer à 300 mètres
  • se poser de préférence face au vent mais ne faire en aucun cas de virage en dessous de 50 mètres

 

  • en cas de torsades, défaire les twists par quelques ciseaux avant de prendre les commandes
  • si les torsades persistent, effectuer une procédure libération-réserve complète
  • en cas de doute sur la configuration de la voilure ou de vol instable ou de rotation non maîtrisée, effectuer un geste de résorption (en amenant les commandes en bas, bras tendus, position maintenue deux secondes avant de revenir bras haut) voire un second, normalement le problème est résolu
  • si la tentative de résorption échoue, effectuer une procédure libération-réserve complète


Cas particulier de deux voilures ouvertes :

  • si les deux sont déployés, ramener les commandes de la principale à la poitrine et piloter doucement. Ne pas faire d'arrondi à l'atterrissage
  • si l'une est déployée et l'autre non, ramener entre les genoux celle qui pend si c'est la réserve, libérer si c'est la principale


Atterrissage :

  • freiner rapidement à 40% (aux épaules pour les voilures élèves, un peu au-dessus pour les autres) pour amener la voilure à l'horizontale par effet pendulaire
  • poursuivre progressivement et plus lentement la descente des commandes de freins de manière à maintenir la voilure à l'horizontale et terminer le freinage (bras tendus pour les voilures élèves, au point de décrochage pour les autres) quand les pieds sont à 50 cm du sol
  • ne pas relâcher les freins et rester axé tant que la voilure n'est pas complètement arrêtée
  • en cas de fort vent une fois au sol, lâcher une commande et tirer 2 mètres de l'autre pour dégonfler la voile


Cas particulier du poser hors zone :

  • repérer le sens du vent (fumées ou linge étendu)
  • anticiper un circuit
  • repérer les poteaux (entre lesquels sont tendues des lignes) pour les éviter
  • ne pas se poser au vent d'un obstacle et préférer un longueur dégagée même avec vent de travers


Cas particulier du poser sur l'eau :

  • mettre la FXC sur Off (si FXC bien sûr)
  • dégraffer le libérateur (LOR, Stevens)
  • libérer une fois les pieds dans l'eau
  • conserver le harnais (flottabilité d'un quart d'heure avec la réserve)


Cas général :

  • avoir envie
  • se faire plaisir
  • réfléchir sereinement
  • prendre des décisions de bon sens
  • écouter son corps


Après la PAC : (à l'issue du stage)

Administratif post PAC :

  • Le carnet de saut doit être rempli, à faire signer par le moniteur et/ou la structure d'accueil (Véloce Parachutisme)
  • Clore votre compte de sauts auprès du secrétariat du CERPS.
  • Vous avez souscrit une licence-assurance stage de 16 jours. La validité peut en être étendue jusqu'au 31 décembre. Pour cela, nous contacter pour l'extension.


Vos brevets de progression sportive sont délivrés par Véloce Parachutisme qui est votre école. En l'absence des référents de Véloce Parachutisme, remettez votre carnet de sauts à notre animateur avec l'approbation de votre moniteur pour que nous puissions valider vos compétences parachutistes.

Brevet A :

Le brevet A atteste de vos compétences d'élève autonome :

  • Savoir sauter seul
  • Savoir se diriger sous voile et atterrir debout sans radio, quelque soient le vent où les conditions
  • Savoir plier son parachute sans assistance
  • Savoir s'insérer dans une séance de saut (fiche individuelle + fiche matériel)
  • Avoir un minimum de 15 sauts en chute.


A l'issue d'un stage PAC (dont les 2 sauts solo) vous devenez élève autonome en chute et le volet " aptitudes en chute " du brevet A peut alors être validé. Pour les autres compétences (sous voile et pliage) cela dépend de vous et de votre implication dans l'apprentissage du pilotage et du pliage du parachute. Ces compétences ne sont pas automatiquement validées au bout des 15 sauts …

Brevet B :

Le brevet B atteste du passage du statut d'élève à celui de pratiquant. Il permet ensuite l'accès à la pratique des différentes disciplines. A l'obtention du B vous pourrez pratiquer au sein de centres d'activité (et non plus seulement de centre école). Pour passer le brevet B il faut :

  • Maîtriser la technique du loop avant, du loop arrière, du tonneau (droit ou gauche), des tours à plat et de la dérive.
  • Savoir faire un peu de précision d'atterrissage en se posant correctement en un endroit donné
  • Avoir des connaissances théoriques sur le parachutisme et son environnement


Le brevet B se valide :

  • Après saut test en chute filmé
  • En démontrant une régularité de précision à l'atterrissage (deux fois consécutives dans la grande cible par exemple)
  • En ayant appris à se larguer
  • Après un test de validation des connaissances (QCM, sur le contenu du livret qui vous a été remis)
  • Après un minimum de 30 sauts de chute


Le saut test chute filmé et validé par un moniteur comprend les éléments suivants :

  • Départ dos tenu pendant 5 secondes environ
  • Enchaînement des figures associées (loop avant, loop arrière, tonneau droit ou gauche, tour droit ou gauche) sans changer d'axe
  • Dérive à plat, efficace, de 8 secondes, sur trajectoire rectiligne


A l'issue du stage PAC, continuez de travailler vos figures associées pour maîtriser les 3 axes en chute, ce qui peut prendre de nombreux sauts. Une dérive véritablement efficace est essentielle pour votre sécurité à l'avenir lors des sauts de groupe. Un suivi en chute pour la préparation du brevet B est possible. Vous pouvez demander à un moniteur ayant la qualification " vidéo chute " de vous suivre sur un saut de travail pour faire un point technique sur les figures associées et la dérive (le saut du moniteur est proposé à coût réduit). Le volet " brevet B chute " peut s'obtenir avant les minima de 30 sauts et vous permettre de commencer le brevet B2 (initiation au vol relatif) avant l'obtention du brevet B complet.

Sauts sur une autre DZ (drop zone = centre des sauts) :

A l'issue de votre stage, vous pouvez dans une autre structure que celle de Véloce Parachutisme à Gap-Tallard. La liste des plateformes école françaises est au dos de votre carnet de saut. Munissez-vous de votre carnet de saut dûment complété et signé ainsi que de votre DVD ou des images de vous en chute. Vous devez montrer votre licence-assurance (feuillet bleu en attendant de recevoir une carte plastifiée pour les extensions annuelles). Tant que vous n'êtes pas brevet B vous devez sauter au sein de plateformes écoles agréés FFP. Ensuite, vous pourrez fonctionner sur tout centre d'activité FFP. Lorsque vous sautez sur une nouvelle DZ vous devez être briefé par un encadrant de la structure sur les circuits sous voile et tout ce qui a trait à la sécurité.

Saut de reprise :

Un saut de reprise est souvent nécessaire pour les élèves ayant peu de sauts après la PAC ou qui mettent trop de temps à resauter après leur stage. Dans ce cas il est proposé un saut de reprise avec un moniteur PAC qui vous fera refaire quelques retours face sol et contrôlera votre aptitude à chuter de manière autonome (vigilance alti, geste d'ouverture, position, stabilité). La décision de vous faire faire un saut de reprise est fonction de votre nombre de sauts total, du temps passé entre votre dernier saut et la reprise, de votre aisance lors de votre progression initiale. Ainsi, un élève qui a 10 sauts et qui reprend 8 mois plus tard aura certainement un saut de reprise à faire. Cette décision relève uniquement de l'encadrement.

En conclusion, il faut battre le fer temps qu'il est chaud ! Essayer de franchir le brevet A dès la première année est judicieux. Rappelez vous que le parachutisme est un sport qui s'acquiert par expérience. Il requiert une pratique régulière pour ne pas perdre la main et vous sentir à l'aise. Réservez une date pour que les moniteurs puissent organiser votre reprise.

Prochain séjour sur Gap-Tallard :

Tant que vous êtes élèves, prévenez-nous de votre venue. Dans la mesure de nos disponibilités, nous vous apporterons les conseils pour vos débuts vers une pratique autonome. En notre absence, nous vous proposerons un encadrant référent à qui vous à adresser ou, à défaut, vous pourrez demander conseils aux moniteurs du CERPS. Le club Vive La Chute auquel vous avez été inscrit si vous prenez une licence annuelle met également en place un suivi d'élèves post-PAC et propose aux pratiquants quelques dates dédiées aux techniques du pilotage du parachute.

Bienvenue en chute libre !