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Après 7 heures de train hier à destination de Paris, départ ce matin 6h30 en voiture avec Jean-Marc (notre DTN) et Kristell (l'attachée du Président). 900 km de route pour rejoindre ce lieu de compétition où sont déjà installés les athlètes depuis quelques jours. Quelques heures donc, animée de conversations badines et diverses, mais qui s'apparentent pour moi à la mise en condition nécessaire avant un pélerinage.
Cette semaine, des combats épiques seront livrés, des années de travail se réaliseront, des énergies furieuses seront relâchées et ceux qui sauront les canaliser en sortiront auréolés. Il y aura de l'intensité, il y aura du respect, il y aura de la connivence, il y aura des pleurs, il y aura de la tension, il y aura des rires. Semaine forte pour une petite famille disséminée à travers la planète skydive se retrouve pour partager son amour de la chute, de la recherche du beau geste, de la pure sensation de l'harmonie.
A l'aube de ces confrontation par ciel interposé, je suis étonné de ne pas retrouvé cette sensation familière si stimulante de la tension accumulée et domptée qui n'attend que le pas de la porte de l'avion pour s'exprimer. Il ets vrai que je suis là dans un autre rôle cette fois-ci. La tension est pourtant là, diffuse, dans tous les potentiels réunis des athlètes de la délégation française qui pour l'instant savoure les retrouvailles pour les plus anciens, ou écarquille des yeux d'enfants pour ceux qui sont acceptés dans ce cercle fermé pour la première fois. Regards goguenards, grandes accolades amicales, sourires vrais d'amis qui se retrouvent et non pas grand chose à se dire tellement ils sont comme l'autre. Un "goo to see you" rayonnant suffit.
L'Allemagne a connu la canicule ces dernières semaines comme l'hexagone. Comme l'hexagone elle connait aujourd'hui les passages de nuages et d'orage. Les athlètes qui ont voulaient s'essayer sur quelques sauts d'entraînement n'ont pas pu tous le faire. Le 8 France a même passé tous le saut sur le dos pour se protéger de la grêle. Ce sera donc un affrontement direct, sans "échauffement" dans le ciel de Gera.
Cette après-midi a été consacrée aux inscriptions, aux tirages, aux choses règlementaires dirons-nous. Ensuite, une cérémonie de traditionnelle cérémonie d'ouverture sous un ciel gris et bas a vu défiler toutes les nations dont l'américaine et la française sont sans doute les plus fournies comme à l'accoutumée. Un représentant par nation (29 en tout) a sauté avec son drapeau histoire de colorer un peu ce ciel dont on espère qu'il s'ouvrira tôt demain pour un premier appel à 7h45. Les premiers à en découdre seront le VR4 Open, le VR4 féminin, le free-style et le sky-surf (hommes et femmes). Nos athlètes sont prêts.
A 4, la seconde manche s'annonce déjà comme un challenge déterminant puisque le bloc 3 (mémo, et 540° donc pas très rapide) vient ponctuer 4 libres (qu'encaisseront toutes les équipes qui fermeront le 3). Les françaises font figure de favorite (Kirk Verner -multi-champion du Monde talentueux- estime que ce sera leur année, gageons qu'il ait raison !) même si les anglaises ont les dents longues (de nombreux stages à Perris sous la houlette de Dan BC (US) et de Gary Beyer (sud africain, champion du monde sous la bannière US) dont la femme Emma est membre du team britannique, toujours emmenée par Claire Scott alias Sparky des ex-VMax, et qui bénéficie d'un très large soutien de la soufflerie Airkix de Londres).
Le tirage à 8 n'est pas très rapide et assez classique. Manu piaffe d'en découdre et ronge son frein : ils devront attendre lundi pour évaluer le niveau atteint par Airspeed après leur intégration cette année de deux "petits jeunes" (ayant déjà tourné à 19 et 20 de moyenne à 4 quand même).
Les supporters sont déjà chauds, et Olivier (PLS) a mis les bouchées doubles pour que l'on sâche que la France est dans la place : camion entièrement marqué aux photos des équipes françaises, immense toile du VR8 juste à côté de l'écran géant, larges banderolles représentant tous nos athlètes (que malheureusement quelques imbéciles ont cru bon de défigurer de grafittis dès le premier jour, aucun respect des sponsors qui pourtant donnent de leur travail pour soutenir nos chances).
Alllez, trève de bavardage pour ce soir, voicu une première série de clichés pour que le clima tde cette rencontre s'installe chez vous et que vous puissiez nous rejoindre de coeur :

Bienvenue à Gera, sous la pluie. Nous plaignons le sorganisateurs avant même les compétiteurs.

Alexx, la pluie n'enlèvera rien à sa détermination.

Encore plus jeune que tonton Martial aux Championnats du Monde 76 à Chateauroux, Colline accompagne son papa.

Le fameux tandem de la DTN, Patrice et Jean-Marc.

Gillian, présidente de la commission sportive et élève-juge VR international.

La France est dans la place et s'affiche partout !


Le 8France concentré pendant le tirage qui les amènera peut-être à la consécration.

Les coachs et chefs de délégu' tout aussi concentrés.


Réunion des chefs de délégation pour lancer la compétition.

Olivier alias Mr PLS, supporter heureux à l'idée de cette rencontre de haut vol.

On avait l'habitude de voire maman Rolett, mais pour une telle occasion papa Rolett a lui aussi fait le voyage pour supporter le fiston Jérémie.


Des supportrices gonflées à bloc ...

Le véhicule du supporter de choc.












Des délégations au nombre d'athlètes variant d'à peine une poignée à plusieurs dizaines.





La délégation française aussi fournie qu'ambitieuse.

Damien et sa petite, Julien et la petite de son pote Olivier -avec nous à Gera-.

Nono, un mec en or dans la vie qui mérite de l'être dans le sport.


Saut des drapeaux (ici avec Carla du Portugal).

4ème orateur, le charismatique président de la CIP fera un bref discours (apprécié comme tel ...).

Le 4 France féminin discute de la construction du bloc 3 qui conclue le cycle de la 2nde manche si périlleuse.

Le 4 féminin britannique sous l'oeil attentionné de Dan BC.

Le 4 Deland Fire (US) où l'on remarque Natacha Montgomery et ses 3 compères plus expérimentés. Natacha est née de mère française et de père italien ... et elle parle un excellent français !

Nos athlètes sont prêts !

Repas du soir : carré de pizza, aubergines frites, cuisses de poulet frites (sans une goutte d'eau, une véritable collation diététique ...).
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